Dragon Run (Barbe/Cathala/Dutrait)

Dragon Run (Barbe/Cathala/Dutrait)

Dragon Run est un jeu créé par Ludovic Barbe, Bruno Cathala et illustré par Vincent Dutrait. Il est édité par Blue Orange et est disponible en boutiques spécialisées et en VPC depuis le 30 octobre 2013 pour 20€ environ.

Dragon Run est jouable de 2 à 5 joueurs à partir de 8 ans et les parties durent en moyenne 15 minutes.

La boîte du jeu Dragon Run
La boîte du jeu Dragon Run

Le but du jeu est de parvenir à survivre à la colère du dragon, tout en amassant le maximum de richesses dans son antre.

Contenu de la boîte :
-1 livret de règles
-10 cartes lieu
-38 cartes trésor réparties comme suit :
29 trésor valant de 1 à 5 pièces d’or
9 cartes potion et talisman
-1 pion dragon
-1 plateau dragon
-1 dé à 10 faces
-7 tuiles personnages (côté clair « pleine forme » et côté sombre « blessé »)

L'ensemble du matériel contenu dans la boîte
L’ensemble du matériel contenu dans la boîte

Mise en place du jeu :
La tuile dragon est placée au centre de la table et le pion dragon est posé sur la case correspondante au nombre de joueurs (8 à 5 joueurs, 7 à 4 joueurs, 6 à 3 joueurs et 5 à 2 joueurs).

La tuile dragon, le pion dragon et le dé à 10 faces
La tuile dragon, le pion dragon et le dé à 10 faces

On distribue ensuite une tuile personnage à chaque joueur ou si tous les joueurs parviennent à se mettre d’accord, chacun prend le perso de son choix. La tuile personnage est placée du côté clair devant chaque joueur, signifiant que le personnage est en pleine forme.

Les 7 personnages disponibles pour les joueurs
Les 7 personnages disponibles pour les joueurs

On mélange les 10 cartes lieu et on forme une pioche face cachée qui est posée à gauche de la tuile dragon (à droite se trouvera la défausse des cartes lieux qui seront placées là, face visible).

Les différentes cartes lieux et leur recto
Les différentes cartes lieux et leur recto

On mélange également toutes les cartes trésor et on en distribue 4 à chaque joueur, constituant ainsi leur butin de base. Le reste des cartes forme une pioche face cachée, que l’on dépose au-dessus de la tuile dragon (la défausse de trésors se trouvera au bas de la tuile dragon, là encore, les cartes seront défaussées face visible). A noter que pour une partie à deux joueurs, il faut retirer des cartes trésor les cartes suivantes : talisman redirection et talisman invisibilité.

Les différents types de cartes trésor et leur recto
Les différents types de cartes trésor et leur recto

Pour finir on désigne un premier joueur et la partie peut commencer, on jouera ensuite dans le sens horaire.

Déroulement de la partie :
Lors de son tour, un joueur doit effectuer une action parmi les 3 suivantes : foncer tête baissée, avancer prudemment ou pleurer sa mère.

-Foncer tête baissée : Le joueur actif retourne la première carte lieu et la place visible sur le dessus de la défausse des cartes lieu (pile à droite de la tuile dragon) et en applique l’effet.

-Avancer prudemment : Pour avancer prudemment le joueur doit d’abord défausser au moins 1 point de trésor (attention, c’est une antre de dragon où l’on ne rend pas la monnaie) et ensuite réussir un test de discrétion.

Ce dernier s’effectue en lançant le dé et deux résultats son possibles :
-Si le résultat est strictement supérieur au nombre de cartes lieu restantes dans la pioche, le test est réussi et la colère du Dragon redescend d’un cran, si elle arrive à 0, c’est la fin de la partie.

Le joueur qui a réussi le test mélange la défausse et la pioche des cartes lieux, de façon à reconstituer le paquet. Il doit ensuite choisir s’il fonce tête baissée ou passe la main au joueur suivant.

-Si le résultat est inférieur ou égal, le test échoue et le joueur doit forcément foncer tête baissée. Si le dé tombe sur la face 0, c’est un échec automatique.

-Pleurer sa mère : Il arrive que même les plus valeureux héros puissent faire dans leur pantalon en entendant le dragon se rapprocher. Dans ce cas de figure, ils pleurent leur mère afin de passer la main au joueur suivant. Mais pour vous abaisser à ça, il faudra que vous défaussiez au moins 2 points de trésor (en une ou plusieurs cartes, mais n’oubliez pas que l’antre du dragon ne rend pas la monnaie).

Les joueurs choisissent donc à tour de rôle, dans le sens horaire, une action à réaliser parmi les 3 précédentes, jusqu’à ce que la partie se termine.

Fin de la partie :
La partie s’achève de deux manières différentes, soit les héros ont réussi à faire redescendre la colère du dragon à 0. Dans ce cas, ce dernier se rendort tranquillement et les héros encore vivants parviennent à quitter son antre avec leur butin.

Le survivant le plus riche remporte alors la partie, en cas d’égalité c’est celui qui a le trésor de plus haute valeur qui l’emporte. Si un joueur se retrouve seul face au dragon, il doit parvenir à survivre jusqu’à ce que le dragon se rendorme.

La partie peut aussi prendre fin si tous les joueurs se sont fait cramer les fesses par le dragon. Dans ce cas, c’est bien évidemment ce dernier qui remporte la partie.

L’avis de Captain Johan sur Dragon Run :
Dragon Run entre dans la catégorie des petits jeux light, dits jeux d’apéro et auxquels on joue pour se détendre entre deux grosses parties de jeux plus complexes ou pour entamer ou achever une session ludique tranquillement et sans prise de tête.

Ici on incarne un aventurier intrépide venu chiper le trésor du dragon. Bien évidemment, le dragon se réveille et il a un peu les nerfs, du coup forcément il a envie de tout cramer et on se retrouve en première ligne pour le barbecue géant.

Il y a donc deux objectifs en cours de partie, premièrement survivre au dragon et parvenir à le faire se rendormir en lui échappant. En effet, bien que fort énervé, le dragon finit quand même par se fatiguer à force de poursuivre nos aventuriers et de les cramer, si bien qu’au bout d’un moment il va abandonner et retourner se pieuter pépère sur son trésor.

Là, forcément les aventuriers restants sont contents, ils ont réussi à échapper au dragon, mais et c’est là le deuxième objectif de la partie, il faut également être le chapardeur le plus habile et avoir amassé le plus gros butin.

En utilisant la mécanique du stop ou encore, il faudra donc constamment choisir entre tenter d’empocher du butin au risque de se faire cramer les fesses ou laisser la main à ses adversaires, histoire que ça soit eux qui aient un coup de chaud.

A côté de ça, chacun des 7 persos possède un pouvoir qui lui est propre et qu’il pourra utiliser à plusieurs reprises en cours de partie. Ils vont généralement servir à faire des crasses, éviter de perdre de l’or, s’enrichir, se soigner…etc. et se révèlent donc très utiles en cours de jeu.

Car oui, le sel du jeu c’est que, bien que nous soyons tous dans la même galère avec un dragon aux miches, s’il peut passer ses nerfs sur le voisin plutôt que sur nous, c’est pas plus mal. On va donc passer la partie à courir pour s’échapper, mais sans oublier de faire un ou deux croche-pieds à nos adversaires, histoire qu’ils y perdent du butin ou mieux encore la vie.

C’est donc un jeu où l’on peut se pourrir la tronche dans la joie et la bonne humeur. Bien évidemment, comme dans beaucoup de jeux de type stop ou encore, la chance a une grosse incidence et les poissards de service risquent bien de se faire cramer la ganache en moins de deux et ce, même si la pile de lieux est pleine (suffit d’avoir un dragon en premier et paf grillade d’aventurier).

Donc certains joueurs passeront peut être une bonne partie du jeu sur la touche à regarder les autres, s’ils souffrent d’un manque de bol chronique (mais ça c’est vraiment pas de chance). Après avec les différentes options proposées, il y a toujours moyen de tenter de s’en sortir en ayant le courage de pleurer sa mère par exemple. De même, si un clerc est présent dans la troupe, il pourra éventuellement soigner (moyennant finance of course) certains joueurs.

Les talismans et les potions cachés parmi les trésors, sont également des éléments très utiles qui vont permettre de donner un coup de pouce aux aventuriers ou alors leur donner les armes nécessaires pour faire encore plus de sales coups à leurs adversaires (c’est bien aussi).

Les illustrations de Vincent Dutrait sont très sympa et plongent bien dans l’ambiance de cette chasse au trésor dans l’antre d’un dragon. Tous les canons du genre sont présents au niveau des personnages, des pouvoirs…etc. et il y a quelques ajouts plutôt sympas.

Quelques points de règles, ne sont pas complètement clairs et sujets à interprétation, comme le fait que si l’on continue à explorer après avoir foncé tête baissée, doit on à nouveau foncer tête baissée où est-ce qu’il est possible d’avancer prudemment également.

De même je ne suis pas forcément supra fan de l’expression pleurer sa mère et je lui aurais peut être préféré quelque chose d’un peu plus neutre. Mais bon là je pinaille et c’est plus par rapport au fait que si des joueurs ont perdu leur mère, ça peut peut-être être un peu délicat (mais après c’est peut-être juste moi qui me fais des idées).

En bref, Dragon Run est un petit jeu d’apéro avec de chouettes illustrations, qui est très sympa et remplit bien son office. Pour peu qu’on ne soit pas allergique à l’ambiance héroïc fantasy, au hasard et qu’on n’ait pas une méga poisse.

Dans le même ordre d’idées, s’il y a des mauvais joueurs/perdants autour de la table, pas dit qu’ils aient envie d’y rejouer. Dans le cas contraire, on n’a aucun mal à enchaîner les courses au trésor, en pourrissant ses adversaires, le tout dans la joie et la bonne humeur !!

2 Comments

  1. Pas fan non plus de l’expression, mais si ce n’est que ça libre a toi de la changer.
    Disons que si je devais y jouer avec mon fils je dirais plutôt, faire dans froc.

    Je ne l’ai pas mais il me tente beaucoup

    1. Oui j’y avais déjà songé à la changer et j’avais justement pensé à une expression comme celle que tu as proposée pour y jouer avec ton fils. Pour ma part je le trouve très sympa, pour peu qu’on aime ce genre de petits jeux où l’on peut se faire des coups bas entre joueurs. En plus il fonctionne bien quel que soit le nombre de joueurs présents autour de la table (y compris à 2).

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