Bunny Kingdom (Garfield/Mafayon)

Bunny Kingdom (Garfield/Mafayon)

Bunny Kingdom est un jeu de draft de cartes et de placement, dans lequel on incarne une tribu de lapins chargés d’explorer un nouveau monde. Le jeu est réalisé par Richard Garfield et illustré par Paul Mafayon.

Ce jeu est édité et distribué par Iello en France. Bunny Kingdom est disponible en boutiques spécialisées et VPC depuis octobre 2017  pour environ 40.50€. Notamment chez mon fournisseur ludique Philibert.

Bunny Kingdom se joue de 2 à 4 joueurs, à partir de 12 ans et les parties durent environ 45 minutes.

La boîte du jeu Bunny Kingdom

Bunny Kingdom est un jeu de draft de cartes dans lequel on incarne des seigneurs lapins partant à la conquête d’un nouveau monde pour le compte du Roi Lapinot. Pour ce faire, on va placer des lapins de notre tribu sur les différents territoires du plateau. Ces derniers vont rapporter des points en fonction des ressources différentes qu’ils produisent et de la puissance des cités qui s’y trouvent. Une partie se déroule en 4 manches, à l’issue de chaque manche, les joueurs comptent les points rapportés par leurs fiefs, le joueur avec le plus de points en fin de partie sera déclaré « grandes oreilles » par le Roi Lapinot.

Contenu de la boîte :
-1 livret de règles
-1 plateau Nouveau Monde
-144 figurines Lapin réparties ainsi :
36 lapins roses
36 lapins jaunes
36 lapins noirs
36 lapins rouges
-39 figurines Cité réparties ainsi :
27 cités de niveau 1
9 cités de niveau 2
3 cités de niveau 3
-24 jetons construction répartis ainsi :
3 jetons exploitation standard (carotte, poisson et bois)
7 jetons exploitation de luxe (perle, champignon, épices, diamant, cuivre, or et fer)
2 comptoirs
6 jetons relais aérien (3 paires de 2 jetons)
6 jetons campement
-182 cartes exploration réparties ainsi :
100 cartes territoires (allant de A1 à J10)
38 cartes parchemins dont 8 cartes trésor
44 cartes construction (cités, exploitations, campements, relais aériens et ravitaillement)
-4 cartes d’aide de jeu pour le comptage des points

L’ensemble du matériel présent dans la boîte

Mise en place du jeu :

-Placez le plateau nouveau monde au centre de la table et posez 1 figurine de cité 1 (une tour) sur chaque case cité du plateau.

-Chaque joueur choisit une couleur, prend les 36 figurines lapin correspondantes devant lui et en pose un sur la case 0 de la piste de score.

-Mélangez l’ensemble des cartes exploration afin de constituer une pioche, placée face cachée à proximité du plateau.

-Distribuez à chaque joueur 12 cartes (dans une partie à 3 joueurs) ou 10 cartes (dans une partie à 4 joueurs), ces dernières constituent la main des joueurs.

Le plateau avec les cités mises en place

Manche de jeu :
Une partie de Bunny Kingdom se déroule en 4 manches, chaque manche se compose de 3 phases, la phase d’exploration, celle de construction et enfin la phase de collecte.

1) Phase d’exploration :

A) Sélection/draft :
Les joueurs regardent les cartes de leurs mains et en choisissent deux qu’ils vont jouer. Elles sont posées face cachée devant eux, puis les joueurs passent leurs cartes restantes à leur voisin de gauche (lors de la manche 1 et 3) ou de droite (lors de la manche 2 et 4).

Les cartes parchemin

B) Résolution :
Une fois que c’est fait, les joueurs révèlent les cartes qu’ils ont jouées et appliquent leurs effets.

-Les cartes parchemin : ce sont les seules cartes qui sont conservées face cachée, elles seront révélées lors de la fin de partie à l’issue de la 4ème manche.

-Les cartes territoire : lorsque vous jouez une carte territoire, on place un lapin de sa couleur sur la case correspondante du plateau nouveau monde. Ce territoire est désormais sous votre contrôle et ne pourra pas vous être enlevé au cours de la partie. Placez la carte territoire dans votre défausse personnelle.

Les différents types de territoires possibles

Si jamais le territoire était occupé par un campement adverse, retirez le lapin de ce joueur ainsi que le jeton campement, afin d’y mettre un de vos lapins et ainsi faire perdre le contrôle du territoire à votre adversaire. Si le campement était à vous, retirez seulement le jeton campement et laissez votre lapin en place, il vous sera dorénavant possible de placer une construction sur ce territoire.

Chaque territoire ou groupement de territoires connectés que vous possédez forme un fief, les territoires sont connectés par les côtés (haut, bas, gauche et droite, les diagonales ne comptent pas). Attention, les fleuves de lave présents dans les montagnes séparent les territoires et les empêchent d’être connectés, même s’ils sont adjacents (il faut faire le tour pour que ça marche).

-Les cartes construction : lorsque vous jouez une carte construction placez-la face visible devant vous et posez dessus la cité ou le jeton correspondant (exploitation, relais aérien ou campement). Vous pourrez les placer sur le plateau lors de la phase construction, elles vous permettront d’améliorer vos fiefs. Une fois que vous aurez placé votre construction, défaussez la carte associée.

Les trois types de cités (cartes et figurines associées)

C) fin de phase d’exploration :
Une fois que tous les joueurs ont joué deux cartes, ils regardent leur nouvelle main, composée des cartes passées par leur voisin. On recommence  les étapes A et B jusqu’à ce que toutes les cartes distribuées pour cette manche aient été jouées. Une fois que c’est fait, on passe à la phase de construction.

2) Phase de construction :
Pendant cette phase vous pouvez, si vous le souhaitez, placer vos constructions (cités ou jetons) sur le plateau Nouveau Monde en respectant les différentes conditions de pose. Les constructions vont vous permettre d’augmenter la puissance, la richesse ou la taille de vos fiefs.

Les figurines de lapin

-Vos constructions doivent être placées sur des territoires que vous contrôlez, c’est-à-dire où l’un de vos lapins est présent. A l’exception des campements qui eux doivent être placés sur un territoire vierge.

-Vos constructions doivent respecter les contraintes de construction présentes sur leur carte s’il y en a. C’est le cas pour les exploitations de luxe, les épices doivent se trouver sur un champ, les champignons sur une forêt, les perles sur la mer. Les diamants, l’or, le fer et le cuivre doivent se trouver sur une montagne, tout comme les cités de niveau 3.

Les jetons des ressources de luxe
Les cartes qui vont avec

-Une fois mise sur le plateau, une construction ne peut plus être déplacée (à l’exception des campements qui peuvent être retirés).

-Il ne peut jamais y avoir plus qu’une construction (jeton ou cité) par territoire (donc sur chaque case du plateau).

Les exploitations de base
Les jetons qui vont avec

-Si vous placez une construction sur un territoire qui produit déjà une ressource de base (par exemple, placer le champignon sur une forêt), ce territoire continue de produire sa ressource de base, en plus de celle de la construction (dans l’exemple précédent le territoire de forêt produit maintenant du bois et du champignon).

Les effets des constructions :
-Les cités de niveau 1, 2 et 3 permettent d’augmenter la puissance de vos fiefs de 1, 2 ou 3.

-Les exploitations permettent d’augmenter la richesse de votre fief s’il s’agit d’une ressource qui n’était pas encore produite par ce fief.

-Les relais aériens marchent par paire, on place les deux jetons correspondants à la carte (bleu, vert ou noir) sur deux de nos territoires qui ne possèdent pas encore de construction. Dorénavant ces deux territoires sont considérés comme adjacents et donc comme un seul fief lors des phases de collecte.

Les cartes relais aérien
Les jetons associés

-Les campements permettent de prendre le contrôle de n’importe quel territoire vierge (sans lapin, ni construction) du plateau. Pour cela, posez un lapin de votre couleur ainsi qu’un jeton campement sur le territoire dont vous voulez prendre le contrôle.

Les jetons campement

Les campements possèdent un ordre de priorité, si vous voulez en placer un, indiquez-le ainsi que le numéro de ce dernier, mais sans annoncer le territoire où vous voulez le placer. Les joueurs qui possèdent un campement avec un ordre de priorité inférieur au vôtre peuvent décider de le jouer avant vous et on procède donc dans l’ordre croissant (du plus petit au plus grand numéro).

Une fois que les joueurs ont posé leur campement ou passé, vous pouvez jouer le vôtre ou changer d’avis et le garder pour une future phase de construction.

Les cartes campement

Lorsqu’une carte territoire correspondant à un campement est jouée, retirez le jeton campement et le lapin de votre adversaire pour y mettre un des vôtres à la place. Si ce campement vous appartenait et que vous venez de piocher la carte territoire correspondante, retirez simplement le jeton campement et laissez le lapin à votre couleur en place.

3) Phase de collecte :
Lors de cette phase, les joueurs vont collecter les points que leurs fiefs leur rapportent. Pour mémoire, un fief est un territoire isolé ou un ensemble de territoires connectés que vous contrôlez. Les territoires sont connectés par leurs côtés, les diagonales ne comptent pas, les ressources présentes sur des territoires connectés sont mises en commun.

Chacun de vos fiefs vous rapporte un nombre de points égal à la puissance du fief multipliée par sa richesse. Pour déterminer la puissance de votre fief, ajoutez la somme de toutes les tours de ses cités. Par exemple un fief qui possède une cité de niveau 1, une de niveau 2 et une de niveau 3 possède une force de 6 (1+2+3=6).

Les aides de jeu qui récapitulent la phase de collecte

La richesse de votre fief est égale au nombre de ressources différentes qu’il produit. Par exemple un fief dans lequel il y a 3 forêts (chacune produit 1 bois) aura une richesse de 1, puisque la seule ressource produite est du bois. En revanche, si l’une de ces forêts produit du champignon, en plus du bois, alors la richesse du fief passe à 2, puisque 2 ressources différentes sont produites (du bois et du champignon).

Pour chaque point gagné lors de cette phase, avancez le lapin de votre couleur d’autant de cases sur la piste de score. Si vous passez les 100 points, rajoutez un de vos lapins sur la case +100 et si jamais vous dépassez les 200 points, déplacez-le sur la case +200

Fin de la manche et de la partie :
Une fois que vous avez effectué la phase de collecte pour la manche, entamez la suivante en distribuant 10 ou 12 nouvelles cartes exploration à tous les joueurs.

S’il s’agissait de la 4ème et dernière manche, les joueurs révèlent leurs cartes parchemins et marquent les points correspondants s’il y a lieu. Le joueur qui a le plus de points remporte la partie et reçoit le titre honorifique de Grandes Oreilles. En cas d’égalité, les joueurs se partagent la victoire et le titre.

Les parchemins de trésor

Variante pour 2 joueurs :
Dans l’ensemble, le jeu à 2 joueurs est assez similaire à celui pour 3 et 4 joueurs, néanmoins il y a quelque changements lors de la distribution des cartes et de la phase de draft. En effet, chaque joueur reçoit en début de manche, deux tas de 10 cartes chacun, l’un de ses tas forme la main du joueur qu’il peut donc regarder. L’autre tas de 10 cartes est conservé face cachée et forme la réserve des joueurs.

Les cartes ravitaillement

Lors de la phase de sélection/draft avant de choisir ses cartes, les joueurs prennent la première carte de leur réserve et l’ajoute à leur main. Ils choisissent alors deux cartes de leur main, sauf que ces deux cartes ne seront pas jouées, contrairement à la version 3 et 4 joueurs. En effet, vous jouerez une des deux cartes et l’autre sera simplement défaussée (face cachée). Ensuite comme pour le jeu à 3et 4 joueurs, les 2 joueurs passent les cartes restantes de leur main à leur adversaire.

Les phases de résolution et de collecte sont similaires à celles pour 3 et 4 joueurs.

L’avis de Professeur Johan sur Bunny Kingdom :
Bunny Kingdom est un jeu que j’ai pu tester lors du festival Ludimania, nous y avions joué à 2 avec ma femme et je dois bien avouer que je n’en savais pas grand-chose hormis le fait qu’il s’agissait d’un jeu de Richard Garfield (dont j’aime bien les créations en général) et qu’il y avait des petits lapinous mignons dedans ^^’

Le jeu nous a été expliqué par Kevin de chez Iello et il nous a d’emblée dit que le jeu à 2 était une variante et que c’était moins sympa, ce qui a tendance à forcément refroidir un peu, surtout lorsque l’on sait que l’on joue principalement à 2. Néanmoins on ne s’est pas laissé abattre et on s’est lancé dans la partie et au fur et à mesure du jeu, c’est devenu une évidence pour nous, il nous le fallait (bon malheureusement il n’était pas encore sorti à l’époque et on a du attendre un peu avant de l’avoir ^^’) car on a vraiment adoré.

Je ne trouve pas la variante pour deux joueurs moins intéressante, je dirai qu’elle est un peu plus « agressive » et demande plus de rigueur qu’à 3 ou 4 joueurs, puisqu’on a deux tas de cartes à gérer, qu’il faut donc penser à prendre une carte de sa réserve en début de tour, ne pas se mélanger dans ses tas de cartes (sa main, sa réserve, sa défausse de cartes jouées et celle des cartes qu’on n’utilise pas), donc une erreur est vite arrivée, surtout lors de sa première partie.

Néanmoins comme nous ne sommes que deux joueurs, on voit plus facilement les stratégies que notre adversaire essaye de mettre en place et on peut donc tenter de le contrer en défaussant des cartes susceptibles de l’intéresser. Cela est également possible à 3 ou 4 joueurs, sauf que le fait de décider d’embêter un adversaire en jouant une carte qu’il voudrait, peut nous handicaper un peu, puisque c’est une carte que l’on va jouer à la place d’une autre qui nous aurait peut-être été plus profitable en termes de points gagnés.

Après, on ne va pas se leurrer, contrairement à King of Tokyo par exemple, nous ne sommes pas ici dans un jeu d’affrontement, la preuve en est le fait qu’on n’attaque pas les territoires de ses adversaires, qu’il n’y a pas de cartes pour leur faire perdre des points ou autre, bref on n’est pas là pour jouer offensif. Le but du jeu est plutôt de s’adapter aux cartes reçues afin d’essayer de former les fiefs les plus lucratifs ou alors de réaliser des combos sympas avec les cartes parchemins (en se spécialisant dans certains types de productions par exemple) qui permettent de scorer en fin de partie.

Je prends vraiment beaucoup de plaisir à voir mon clan de lapins s’étendre sur les différentes cases du monde et essayer de former des fiefs puissants et lucratifs. Néanmoins ce n’est pas toujours chose aisée, puisqu’il faut avoir les cartes qui vont bien ensemble et comme elles ne seront pas toutes dispo pendant la partie, vu qu’il y en a beaucoup, certains territoires ou certaines productions ne seront pas utilisées.

C’est d’ailleurs cette abondance de cartes et donc l’aléatoire qui en découle (puisqu’on ne voit pas toutes les cartes et donc il faut avoir la chance d’avoir celles qu’on veut) qui fait qu’à contrario Claire et Micka (qui avaient eux aussi essayé le jeu à Ludimania, mais à 3 et sans nous) n’ont pas du tout aimé Bunny Kingdom et n’ont pas envie d’y rejouer (sauf contraints et forcés sous la torture lol).

Alors que nous c’était justement un élément qui nous avait beaucoup plu, le fait d’essayer de faire son mieux en fonction des cartes que l’on voit, saisir les opportunités qui se présentent même si ça ne rentre pas forcément dans notre plan de départ. Les choix cornéliens et la frustration qui en découle, lorsqu’on a une main sympa et qu’on ne peut jouer qu’une seule (à 2 joueurs) ou deux cartes (à 3 et 4) pour améliorer notre royaume et qu’on sait qu’il y a peu de chance de revoir les autres bonnes cartes d’ici à ce qu’on récupère cette main.

Tout ça pour dire que Bunny Kingdom ne fera pas l’unanimité, surtout qu’à l’instar d’un Océanos par exemple, il est un peu à mi-chemin entre deux sphères de joueurs. Les graphismes de Paul Mafayon le rendent super attirant visuellement, on ne peut que craquer devant toutes les superbes illustrations qu’il a réalisées. En tout cas moi je suis vraiment super fan de sa patte graphique et c’est toujours un vrai bonheur de la retrouver sur des jeux.

Les petites figurines de lapin invitent à la manipulation et en passant à côté du plateau on a envie d’y jouer, ça attire également beaucoup les plus petits (bien que le jeu ne s’adresse pas à eux puisqu’on est sur du 12+), mais la mécanique de draft n’est pas forcément la plus simple à appréhender pour les joueurs occasionnels ou néophytes (qui sont plus susceptibles de craquer sur le jeu pour son design).

Sans compter que la phase de collecte, peut sembler longue et fastidieuse pour certains joueurs, surtout que ça demande un petit coup de main à prendre (mais bon ça vient vite quand même) puisque le nombre de territoires dans un fief n’entre pas en ligne de compte, tout comme le fait qu’on puisse produire plusieurs fois la même ressource au sein d’un fief. Ce qui convenons en est relativement inhabituel dans des jeux de ce genre (mais moi je trouve ça cool, ça change ^^).

Néanmoins je trouve ça vraiment sympa qu’au dos de l’aide de jeu on ait droit à un petit tableau à double entrée permettant d’avoir tous les calculs possibles déjà résolus, les flemmards ou les nullos en maths apprécieront, ça permet de réduire le temps des phases de collecte. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas si longues que ça, une fois qu’on a chopé le coup de main et qu’on s’organise un peu, en suivant l’ordre des cases du plateau, afin d’éviter les oublis et/ou doublons au niveau des territoires et fiefs.

Au niveau du matos, tout tient bien le coup et est de très bonne facture, néanmoins certains joueurs déplorent le côté chargé du plateau et le manque de lisibilité au fur et à mesure de la partie, pour ma part ça ne m’a pas choqué plus que ça, puisqu’on a au max deux éléments par case (un lapin et une construction) ce qui n’empêche pas de voir pour autant la ressource déjà produite par le territoire à la base, surtout qu’on repère facilement les différents types de terrain (forêt, mer, montagne…etc.).

Le seul truc auquel je fais un peu moins attention et qu’il peut m’arriver de zapper, ce sont les coulées de lave qui séparent certains territoires de montagne, j’avoue ne pas toujours les voir, car elles ne ressortent peut être pas suffisamment. En dehors de ça, je trouve le plateau lisible même lorsqu’il est rempli (mais bon, ça n’engage que moi et d’autres joueurs ne partagent pas mon point de vue).

De tous les avis que j’ai pu lire sur le net, généralement soit les joueurs ont vraiment beaucoup aimé le jeu (ça c’est mon cas) ou pas du tout (Claire et Micka par exemple), je pense donc qu’il est préférable que vous tentiez d’y jouer avant de vous ruer chez votre crémier ludique pour l’acheter.

C’est encore plus vrai si vous jouez surtout à deux, puisqu’on nous l’avait présenté comme moins bien à deux, alors que nous on a adoré cette config. Donc tout va dépendre de vos goûts et de ce que vous recherchez, si vous n’aimez pas les jeux de draft (il n’est clairement pas fait pour vous), avec beaucoup de cartes et donc forcément une part de hasard, il vaut mieux passer votre chemin.

En revanche si vous aimez ce côté relativement imprévisible, dans lequel il faut s’adapter à ce qui arrive, avec une abondance de matos qui permet de faire en sorte que chaque partie est différente, qu’aucune stratégie ne prime sur une autre et où généralement la partie est disputée jusqu’à la fin, alors ça devrait vous plaire !!

Dans l’ensemble, les parties se jouent relativement vite, quel que soit le nombre de joueurs, puisque la plupart des phases ont lieu en simultané, si bien que le fait d’ajouter des joueurs autour de la table ne rallonge pas pour autant la sauce. Néanmoins, ça va quand même dépendre du temps de réflexion pris par les joueurs lors du choix des cartes à jouer, certains aimant bien analyser ce que font leurs adversaires et mesurer toutes les conséquences de leurs choix avant de se décider.

En bref, Bunny Kingdom est notre chouchou ludique à ma femme et moi et on ne s’en lasse pas. Mais il faut savoir que c’est un jeu qui ne plaira pas à tout le monde, tout dépendra de ce que vous en attendez. Néanmoins la qualité des illustrations et le matos devrait attirer l’œil de tous les gens qui passeront près de la table et leur donner envie de jouer. Allergiques au draft, au hasard et aux calculs, passez votre chemin, pour tous les autres c’est un jeu à essayer au moins une fois et (beaucoup) plus si affinités 😉

 

Vous pouvez vous le procurer chez mon fournisseur ludique  Philibert.

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